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Samedi 13 mai 2006

Je m'amuse bien.
Les lunettes m'allait pas.
Dommage qu'on puisse pas régler la taille (JB est tout petit), c'est marrant quand même.
Par opaz - Publié dans : opaz
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Samedi 18 mars 2006


Aujourd’hui je suis allé à la manifestation contre le CPE :
Au départ je ne voulais pas y aller. Mais j’ai suivi mes parents. Je n’ai pas réellement pris part au cortège, j’aurais pu y aller derrière la bannière de HIV (et ses trois clandés). Mais je n’ai pas de réelles revendications. Je suis resté sur le bord et j’ai regarder les gens, c’est la première fois de mémoire que je prends part à un mouvement de masse si important, c’est impressionnant et je crois que les slogans ont un véritable pouvoir fédérateur. Certains sont drôles d’autres violents ils sont scandés sur d’énormes sonos qui te font trembler. Ils sonnent fort mais sont rarement repris. Cette manifestation a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes, pourtant peu semblaient défendre avec forces leurs revendications.

 

Cette minorité politisée semble montrer vraiment trop peu de ferveur.

 

Je suis moi même ce qu’on peu appelé , un citoyen inactif, la politique ne m’attire pas , le politique ne m’intéresse pas. Pourtant j’ai conscience de l’importance de l‘investissement de tous les citoyens dans la vie politique, pourtant j’ai pu observé comme tous le danger de ce désintéressement. Mais comme la majorité des français je me désolidarise de mon rôle de citoyen. Jamais je ne fais entendre ma voix dans aucune discussion au lycée, est-ce parce que je n’ai aucune conviction, aucun idéal à défendre ? Non, je pense que chacun possède certaines convictions fortement conditionnées par le milieu familial, par exemple je n’aurais sûrement jamais été à la manifestation de cette après midi si mes parents n’avaient partagées traditionnellement les revendications des partis de gauche. Je partage donc certaines convictions qui ont été conditionné par l’héritage familial et avec lesquelles je ne peux pas être en désaccord, puisque je partage pour l’instant les même intérêts que mes parents étant à leur charge. Pourquoi alors n’ose-je pas affirmer ces convictions sociales auxquelles j’adhère ? C’est un problème qui semble ne pas toucher mon seul cas vu le rachitisme du cortège h4ien, vu l’absence de mobilisation des lycéens à la fois dans les mouvements d’aujourd’hui contre le CPE et ceux de l’année dernière contre les réformes du bac. Nous qui ne sommes pas dénués d’esprit critique, nous qui possédons en apparence les moyens de nous exprimer, pourquoi restons nous dans notre grande majorité dans la passivité face à ces mouvements qui sont suivis par l'ensemble des lycéens ?

 

J’ai à proposer plusieurs explications :

 

La grande majorité des élèves sont enfermés dans une sorte de carapace sociale, qui donne à l'élève l’impression d’être au dessus de toutes ces réformes. Cette vision semble en parti légitime, l’élitisme du lycée favorisant la réussite des étudiants et leur permettant de voir l’avenir sans encombres, tout celà est renforcé par le statut spécial du lycée Henri IV qui ne suit pas les contraintes du programme et du secteur. Les élèves se sentent donc complétement étrangers à ces projets de loi, protégés de la précarité et de toutes les réformes pouvant toucher l’éducation. Ce qui nous amène à la deuxième propositions qui pourraient s’appliquer plus généralement pour expliquer le désintérêt général des jeunes pour la politique.

 

Le mal vient de l’éducation, nous sommes écrasé par un système que j’observe du moins au lycée qui nous amène à ne penser « qu’à notre gueule ». D'une part les professeurs ne prennent jamais part au mouvement de grève, ils nous montrent un modèle égoïste en se désolidarisant de leurs collègues. Et d'autre part ce sentiment est renforcé par l’importance donnée à la réussite. La réussite est magnifiée, et elle est personnelle. Ce modèle engendre des individus bien formés certes, une véritable élite, et dans ce sens le modèle est juste, mais il concourre également à former des individus égoïstes préoccupés de leur simple personne de leurs simples intérêts qui seront ceux de l’élite dirigeante.

 

Et ce modèle français je l’expérimente, et j’en suis à la fois le bénéficiaire et la victime et je ne peux le condamner entièrement. Je l’aperçois de l’intérieur, je vois comme il me transforme et nous éloigne. Certes il est démocratique ouvert à tous, mais il est vicieux il creuse le fossé entre une élite ultra minoritaire qu’il désintéresse complètement de l’immense majorités des futurs gouvernés. Il crée des gouvernants illégitimes, car oui ces lycéens feront parti des gouvernants. Et l’absence de mobilisation dans notre lycée est la preuve qui rend compte de l’absurdité du modèle. L’élitisme crée un régime démocratique illégitime. !?

Je ne sais plus quoi penser...



En même temps tout ceci n'est qu'une lamentable excuse pour justifier mon manque cruel de conscience politique. J'attends vos réactions. (et puis je suis un peu parti en freestyle)
Par opaz - Publié dans : opaz
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